La lettre d'info

L'éducation du chat

Un chat ne s’éduque pas comme un chien, il est beaucoup plus indépendant et est donc assez réfractaire à toute forme de dressage. Néanmoins, il est bon de se tenir à quelques principes de base.

Juste après l’acquisition

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Un chaton ne doit pas être séparé de sa mère avant l’âge de 8 semaines; plus tôt, de graves problèmes comportementaux peuvent survenir (agressivité, peurs, anxiétés, malpropreté…). C’est en effet au cours de la 5è-6è semaine que se réalise le processus d’imprégnation, au cours duquel le chaton va s’identifier à son espèce: s’il est retiré de sa nichée au cours de cette période, il ne saura pas réellement quels comportements adopter: ceux d’un chat ou d’un humain? Premier conseil donc: ne prenez pas un chaton avant l’âge de 2 mois.

La transition vers son nouveau domicile devra se faire le plus en douceur possible: essayez de garder la même alimentation (lorsque vous la connaissez), au moins les premiers jours. Vous aurez le temps de changer ensuite (voir plus loin).

La meilleure façon de savoir si un chaton est en bonne santé est de le mener chez un vétérinaire dans les 48 heures qui suivent son acquisition. Celui-ci pourra alors examiner et détecter d’éventuelles pathologies fréquentes chez le chaton (infestation parasitaires intestinales ou cutanées, gale d’oreilles, début de coryza...)

Il faut prévoir dès l’arrivée du chaton à son nouveau domicile un endroit pour le couchage (encore que les chats choisissent eux-même avec beaucoup de sûreté leurs places), et surtout une litière pour les besoins.

Le port du collier est tout à fait facultatif; cela reste le moyen le plus évident pour prouver que le chat appartient à quelqu’un (chat qui sort), mais peut être dangereux chez les chats aventureux (attention au collier qui se prend dans les grillages ou les branches - risque de pendaison). Concernant les colliers antiparasitaires, il existe actuellement des moyens beaucoup plus efficaces pour lutter contre les puces (exemple: système de pipettes à appliquer au niveau du cou).

La propreté

Elle est généralement très rapidement acquise, parfois immédiatement (imitation de la mère). Le chat utilise spontanément la litière, et aucune éducation n’est nécessaire.

Il peut arriver que certains chats préfèrent utiliser la terre des plantes d’appartement; un remède simple est de déposer à ces endroits des écorces d’oranges, dont l’odeur répulsive éloigne l’animal.

Si l’animal refuse d’utiliser le bac, le plus souvent il s’agit d’un problème de litière: fuyez les litières parfumées, qui peuvent être répulsives pour certains animaux; vous pouvez pour attirer le chat vers son bac en passant sans rincer une éponge imprégnée d’eau de javel diluée (dont l’odeur attire les chats) au fond du bac avant d’y mettre les gravillons. Ne placer jamais la litière juste à côté de l’endroit où il vient se nourrir !

N’oubliez pas non plus que le chat lui aussi a besoin d’intimité pour faire ses besoins: si vous posez le bac à litière dans un couloir passant, votre compagnon trouvera un coin plus abrité!

Enfin, il faut savoir différencier les problèmes de malpropreté simple des problèmes de marquage de territoire(voir plus loin), ou des problèmes de santé: dans le cas d’une cystite par exemple (infection de la vessie), le chat est malpropre mais c’est une affection d’apparition brutale chez un chat adulte (très douloureux, le chat tente d’uriner où il se trouve pour se soulager), et on trouve rapidement des traces de sang dans les urines.

Les griffades

C’est un problème heureusement moins fréquent qu’on le dit, mais qui peut entraîner de gros dégâts (papier peint, canapé neuf...)

Il faut savoir que c’est un marquage visuel pour le chat: il choisira donc toujours un endroit bien en évidence pour griffer: la plupart du temps en face d’une porte sur un mur nu. Pas besoin donc pour éviter ça de cacher un griffoir derrière une porte, le chat ne s’en servira pas. Il faut placer le griffoir à l’endroit où le chat marque, puis le déplacer lentement vers un endroit plus discret; à vrai dire, le chat étant rarement stupide, ce genre de stratagème échoue le plus souvent!

Le dégriffage (onychectomie) est interdit par une loi de protection animale depuis peu, cette opération réalisée sous anesthésie générale était parfois proposé pour éviter les griffades; c’était évidemment efficace, mais barbare: sachez en effet que cette opération consistait en l’amputation des 8 phalanges qui portent les griffes “coupables”; or, le chat marche sur les doigts, on comprend aisément que le post-opératoire était excessivement douloureux (10 jours)!

La meilleure solution à l’heure actuelle est dans l’utilisation des phéromones. Les phéromones sont des substances chimiques qui, émises à dose infime par un animal dans le milieu extérieur, provoquent chez ses congénères des comportements spécifiques (les odeurs émises par les femelles en chaleurs, qui attirent les mâles, sont par exemple des phéromones). Tous les animaux utilisent ces substances (même si l’homme a “oublié” ce mode de communication). La vaporisation quotidienne de ce produit sur l’endroit à protéger permet de supprimer ce comportement ou tout du moins de considérément le diminuer (produit disponible chez les vétérinaires).

La nourriture

La première question concerne la nature de l’alimentation: alimentation sèche (croquettes), alimentation en boîtes, ration ménagère?

D’un point de vue diététique, l’alimentation sèche est à l’heure actuelle ce qui se fait de mieux; le problèmes urinaires (calculs), autrefois liés à ce type de nourriture sont depuis longtemps résolus. Le croquettes seront laissées en libre-service, la plupart des chats se rationnent eux-mêmes; cela correspond tout à fait au mode d’alimentation des félins, qui font dans la nature de nombreux petits repas (jusqu’à 12 par jour!). De plus, l’alimentation sèche est bon marché.

L’alimentation en boîtes est plus coûteuse, souvent assez riche (trop pour les chats peu actifs ?). La ration ménagère est assez difficile à équilibrer, ce qui fait entre autres raisons qu’elle est de plus en plus délaissée au profit de la nourriture industrielle.

Chaque âge a son aliment: junior ou croissance jusqu’à un an environ, adulte jusque vers 8 ans, puis senior. Beaucoup plus qu’un gadget de marketing, ces diverses formulations permettent de répondre aux besoins spécifiques du métabolisme au cours de la vie du chat.

Il existe de plus en circuit vétérinaire des croquettes spécialisées pour certains problèmes pathologiques (régimes diététiques): obésité, mais aussi problèmes dentaires ou maladies rénale, cardiaque, hépatique, etc... Votre vétérinaire reste le plus compétent pour trouver une alimentation adaptée à la santé de votre animal, n’hésitez pas à lui en parler: comme en médecine humaine, une bonne diététique est primordiale pour maintenir une bonne santé, pour prévenir certaines maladies ou pour aider à les soigner!

Quand le sortir?

Les propriétaires sont naturellement anxieux à l’idée de laisser sortir un chaton, de peur qu’il ne se perde. Heureusement, le chat est un explorateur prudent: les premiers jours, il prend soin de repérer les zones-refuge (en particulier l’entrée de sa maison), et il est bien rare qu’il s’égare dans la nature. Le mieux est de le laisser sortir rapidement, mais sous surveillance les 2 ou 3 premiers jours.

Punitions?

Le chat tolère très mal les punitions physiques; comme chez le chien d’ailleurs, celles-ci doivent être évitées sauf en cas d’agression; préférer de loin l’aspersion avec un spray d’eau (le “pschit” rappellera le soufflement du chat mécontent).

Si on veut éviter l’accès à certains endroits, on peut utiliser deux “trucs”:

  • pulvériser de la zone avec de la citronnelle
  • scotcher du papier d’aluminium par terre autour de la zone à protéger (le chat n’aime pas du tout marcher sur ce genre de surface).

Problèmes relationnels

La cohabitation d’un chat avec d’autres animaux est tout à fait possible, que ce soit un autre chat, un chien, un lapin, ou même un furet. Cependant le chat est un animal territorial, et il n’est pas toujours facile de lui imposer l’intrusion d’un autre; l’utilisation des phéromones d’allomarquage permet de faciliter l’introduction d’un “étranger”. Ces mêmes produits peuvent être utilisés pour la manipulation des chats difficiles lors d’un toilettage par exemple (produit disponible chez les vétérinaires).

Le désagrément le plus fréquemment rencontré par les propriétaires est le marquage urinaire. C’est un marquage par l’odeur, très fortement influencé par les hormones sexuelles: 100% des chats mâles entiers marquent, alors que ce pourcentage est moins important chez les femelles, et minimes chez les chat(te)s opéré(e)s. La castration solutionne donc nombre de ces problèmes; pour les animaux stérilisés, l’utilisation des phéromones faciales est à l’heure actuelle le moyen le plus simple et le plus efficace pour combattre ce désagrément.

Pour tout problème comportemental, renseignez-vous auprès de votre vétérinaire.



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