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Le chat "normal"


Les comportements normaux du chat

 

Comportement alimentaire

 

Le chat doit beaucoup de ses habitudes à son ancêtre, le chat égyptien ; celui-ci, originaire du désert, avait peu l’occasion de boire et devait se contenter de maigres proies, des souris essentiellement, qu’il chassait souvent.

 

Notre chat domestique actuel a conservé cette sobriété vis à vis de ses prises de boisson et cette habitude de faire beaucoup de repas au cours de la journée.

Ainsi, un chat nourri « ad libitum » (nourriture en permanence à sa disposition) peut faire, sur 24 heures, 10 à 15 repas, en mangeant  8 grammes en moyenne par repas.

Le temps total passé à manger sur la journée est toujours court, environ 15 minutes en tout.

Cette fréquence élevée avec laquelle il se présente à son écuelle, de préférence en notre présence, nous fait souvent penser qu’il ne passe son temps qu’à se nourrir !

Certains chats préfèreront manger la nuit; d’autres répartiront leurs prises alimentaires de façon régulière au cours de la journée, les autres mangeront aux mêmes heures que celles des repas des propriétaires.

Contrairement au chien, le chat préfèrera se laisser mourir de faim plutôt que de manger quelque chose qui ne lui plaît pas; ce n’est donc pas faire tous ses caprices que de lui fournir des goûts et des variétés différentes. Dans l’éducation du palais du jeune chaton, il est judicieux de lui  présenter, dès le sevrage, des aliments variés en texture et en goût (pâtées, boulettes, croquettes) de sorte d’avoir un chat « facile à vivre » à l’âge adulte.

 

Le chat boit peu, 9 à 10 fois par jour avec en moyenne  12 ml par prise ; certains aiment boire au robinet ou affectionnent  particulièrement l’eau du bain: il s’agit là de comportements qu’il convient de qualifier de fantaisistes, la prise essentielle de l’eau de boisson étant approvisionnée par celle qu’on leur fournit.

Très sensible aux odeurs, il est préférable de lui présenter l’eau plutôt dans un récipient neutre (verre, porcelaine, inox) qu’un bol en plastique qui gardera plus facilement des résidus « odorants » qu’il n’apprécierait guère.

 


 Comportement d'élimination

 

La propreté est une des caractéristiques comportementales du chat et est acquise très tôt, grosso modo entre la 3ième et la 5ième semaine de vie ; auparavant, c’est le léchage par la mère de la région ano-génitale, après la têtée, qui stimulera les mictions et défécations du chaton.

Vers l’âge de 3 à 4 semaines, le chaton opère un véritable contrôle neurologique de ce comportement et commence à ébaucher ses premières approches du bac à litière.

Très vite, la séquence comportementale type se met en place: grattage de la litière, élimination puis recouvrement des déjections.

Tant le mâle que la femelle éliminent en s’accroupissant, contrairement à ce qui se passe chez le chien.

!!!! Si le chat émet un jet d’urine puissant, bien horizontal et debout sur ses quatre pattes, il ne s’agit pas d’un comportement d’élimination, mais de MARQUAGE URINAIRE.

 


Comportement de toilettage

 

 

      Le comportement de toilettage est, avec le sommeil, une des plus grandes activités du chat. Présent dès le 15ième jour de la vie, il s’effectue chez le chat avec la langue mais également avec les pattes.       

     Outre la fonction de nettoyage à proprement parler, le comportement de toilettage a une fonction apaisante essentielle.

     Se lécher (ou être léché, comme les chatons par leur mère) déclenche chez l’animal une production d’endorphines, hormones à production interne comme on en sécrète pour lutter contre la douleur. Parce qu’il peut s’exercer sur d’autres congénères, le léchage a une fonction sociale, ce qui est bien illustré dans les relations entre la mère et ses chatons.         

 

 


Comportement locomoteur

 

Comme chacun a déjà pu le constater, le chat est une véritable équilibriste qui plus est, travaille sans filet. Cette aisance naturelle tient à sa morphologie, sa souplesse articulaire et musculaire, un grand sens de l’équilibre et une excellente vision.

 

Le chat sait toujours redescendre de l’endroit où il a grimpé, sauf s’il est pris d’angoisse au sommet; souvent ce sont les cris et gesticulations de son propriétaire effrayé par la situation qui le privent de tous ses moyens pour redescendre: en pareil cas, laisser lui au moins le temps d’y parvenir !

 

L’idée populaire suivant laquelle un chat retombe toujours sur ses pattes est fausse; à moins d’un mètre cinquante, le chat n’a pas le temps de se retourner et tombe sur l’une ou l’autre partie du corps qui risque d’être lésée.

 

Comportement de marquage

 

 

      Le chat s’applique, de façon naturelle, à des comportements de marquage : soit le marquage par griffades, soit le marquage facial.

 

  •       le marquage par griffades ne correspond pas à un moyen utilisé par le chat pour affûter ses griffes mais est un marquage territorial; en effet, lors de la mise en œuvre de ce comportement, le chat libère sur le site choisi des phéromones produites entre les coussinets; il l’utilise le plus fréquemment  pour délimiter une zone sensible de son territoire: autour de son écuelle, du bac à litière, de son site de couchage.

        Si vous laisser votre très cher félin faire régulièrement la sieste dans un fauteuil, ne vous étonnez pas s’il en griffe le dossier ou les pieds; pour lui, rien que de plus normal que bien montrer que ce petit nid douillet  est le sien !!!

 

  • le marquage facial  s’effectue par un frottement de la tête sur divers sites ; en le réalisant, le chat dépose des sécrétions produites par des glandes situées autour de la gueule; il peut l’appliquer sur des objets, sur d’autres congénères, sur le bas de vos jambes. Lorsqu’ils sont mis en place sur les objets, ils peuvent être qualifiés de marquage de « territorialisation », agissant comme des balises reliant les diverses zones (ou champs) d’activité : zone de chasse, d’élimination, de jeux ou de repos.

Ces balises « activées par marquage facial » lui donneront des repères qui lui permettront de se sentir en sécurité.

      Appliqués sur le propriétaire, d’autres chats ou d’autres animaux vivant au sein de son territoire, ils lui permettent de diminuer son anxiété puisqu’il reconnait quiconque porte son odeur comme son « ami »: on peut leur appliquer le qualificatif de marquage de « familiarisation ».   



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